Églises et chapelles à Rodrigues

Rodrigues doit très probablement sa découverte, en 1528, au navigateur portugais Don Diego Rodriguez dont elle hérite du nom. À la fin du xviie siècle, François Leguat, un Français « honorablement élevé dans la province de Bresse », réfugié en Hollande après la révocation de l’Édit de Nantes, participa à une mission de reconnaissance aux Mascareignes dirigée par Henri Duquesne1, avec l’appui de la Compagnie des Indes orientales2, à bord de la frégate L’Hirondelle. Il laissa une description paradisiaque de Diego Rodrigo ou Diego Ruys et un récit de l’existence « arcadienne » que lui et ses huit compagnons, « les huit rois de Rodrigues », y menèrent du 1er mai 1691 au 25 mai 1695.

On connaît mal les débuts de la colonisation de Rodrigues et surtout l’origine des premiers colons. Il ne fait, cependant pas de doute que, comme pour l’Isle de France d’abord et les Seychelles ensuite, l’on encouragea vivement l’immigration de colons créoles. On distingue deux périodes principales d’immigration que séparent une dizaine d’années. La première, à partir de 1792, vit arriver G. Legros, Frémont, M. Gorry, G. Roger, F. Boullerot, M. Bréhinier, et surtout P. Marragon qui, dans les premières années fut, en quelque sorte, le représentant des autorités officielles. La seconde immigration eut lieu vers 1802, essentiellement à partir de La Réunion.

En 1804, on note la présence de 5 familles européennes (22 Blancs dont 13 appartiennent à la famille Rochetaing, celui-ci étant venu avec Marie, mulâtresse libre) et de 82 esclaves. La plupart de ces esclaves (32 du Mozambique, 18 de Madagascar, 5 Talingas, 1 Guinéen, 1 Malais, 1 Bengali) étaient venus avec leurs maîtres sans aucun doute des îles de France et de La Réunion et ce sont eux qui, comme certains colons, ont introduit le parler créole de ces îles. Les 24 autres sont nés à Rodrigues.

L’abolition de l’esclavage effective pour les Anglais dès 1839, alors qu’elle ne le sera à La Réunion qu’à partir de 1848, entraîna l’arrêt de l’introduction d’esclaves à Rodrigues. Les esclaves affranchis vont s’installer en grande partie dans les montagnes du centre de l’île. En 1851, l’île comptait 495 habitants, parmi lesquels 350 Malgaches ou Africains non-baptisés, une centaine de Mauriciens qui se consacraient à la pêche et au commerce du poisson salé et une cinquantaine de descendants de colons et d’esclaves venus des îles de France et de Bourbon, à la fin du xviiie siècle. Rodrigues, « Mascareigne sans sucre », sera en marge de la grande immigration de main-d’œuvre indienne à Maurice et à La Réunion. Exception faite d’un faible courant d’immigration de Créoles-Mauriciens, essentiellement venus pour la pêche, et occasionnellement d’arrivées de Malgaches, de Seychellois, d’Indiens ou de Chinois, les apports de population extérieure sont très réduits et l’émigration sera, au contraire, relativement constante.

L’administration britannique s’intéressa épisodiquement à Rodrigues, qui est restée sous le contrôle du gouvernement mauricien comme l’île de Saint-Brandon l’est aujourd’hui. Rodrigues continua à suivre l’île Maurice dans sa destinée après l’indépendance acquise par celle-ci en 1968. À cette date, elle cessa d’être « colonie de la Couronne », pour devenir la 21e circonscription de l’État mauricien. Dépendants de Maurice, les Rodriguais étaient alors représentés à l’Assemblée nationale mauricienne par deux députés et administrés par un commissaire résident nommé par le gouvernement mauricien.

Leader fondateur de l’Organisation du peuple de Rodrigues (Opr) en 1976, Serge Clair a toujours aspiré à doter Rodrigues d’une structure autonome. Il a été ministre de Rodrigues de 1982 à 1983 et de 1987 à 1995. Après l’installation, en décembre 2000, du gouvernement de coalition MSM–MMM à Maurice, Sir Anerood Jugnauth, Premier ministre, et Paul Raymond Bérenger, vice-Premier ministre, annoncèrent, lors d’une visite à Rodrigues en février 2001, qu’une autonomie maximale serait accordée à l’île. Le 20 novembre à 19 heures 55, l’Assemblée nationale vota à l’unanimité le Rodrigues Regional Assembly Act, accordant ainsi une autonomie administrative à Rodrigues.

L’Église catholique se construit progressivement à Rodrigues, d’abord par l’envoi du père François Thévaux (1847), puis par l’établissement de paroisses (1869) et la construction d’édifices majeurs comme la cathédrale Saint-Gabriel (1936 – 1939). Ces initiatives ont contribué à la structuration progressive d’une communauté locale forte.

Le 31 octobre 2002, Rodrigues est érigée en vicariat apostolique, séparé du diocèse de Port-Louis et immédiatement soumis au Saint-Siège. 

Aujourd’hui, presque toute la population de Rodrigues (plus de 90 %) est catholique, répartie dans six paroisses, desservies par une petite équipe cléricale et communautaire.

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Paroisse Cathédrale Saint Gabriel

La plus grande paroisse de Rodrigues, comprend 33 villages. Placée au cœur ce territoire paroissial, la cathédrale fraîchement rénovée est un lieu de culte pour plus de douze mille paroissiens.

Cathédrale Saint Gabriel, Saint Gabriel

Au cœur de Rodrigues se dresse la cathédrale Saint-Gabriel, siège du vicariat apostolique de l’île. Édifiée entre 1936 et 1939, elle est bien plus qu’un simple monument religieux : elle est le fruit d’un immense élan collectif. Des paroissiens venus de tous les coins de l’île ont, pierre après pierre, porté sur leurs épaules sable, blocs de corail et roches volcaniques. Chaque charge transportée, souvent à pied ou à dos d’animal, témoignait de leur foi et de leur attachement à cette œuvre commune, aujourd’hui symbole spirituel et patrimonial de Rodrigues.

Chapelle Saint Marc, Songes

Depuis le 24 octobre 2020 la région de Songes est dotée d’une chapelle qui a été consacrée par l’évêque Mgr. Alain Harel.

Paroisse Sainte Thérèse de L’enfant Jésus

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Église Sainte Thérèse de L’enfant Jésus, Rivière Coco

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Paroisse Notre Dame de Brulé

Située dans L’Est de l’île Rodrigues, la paroisse Notre Dame de Brûlé comprend 17 villages qui constituent le territoire paroissial. Cette paroisse est dotée d’une histoire ecclésiale riche en expérience de vie communautaire. 

Église Notre Dame de Brulé, Brulé

Dans la construction de l’église, l’accent fut mis sur l’inculturation. 

Aujourd’hui encore dans la l’église de Notre Dame de Brûlé possède la plus grande tapisserie de l’ile Rodrigues tissée par les mains des femmes de la paroisse. 

L’autel sculpté par Monsieur Darcil Perrine et M. Argile Ravina provient d’un bloc de corail coupé et transporté à la chapelle de Brûlé depuis la carrière de corail de Pointe Coton.  

Le design de l’autel a été fait par Monsieur Guillaume Tolbize d’après une idée de Père Alain Harel.  

Le tabernacle est un coffre en bois ou sont gravés deux poissons et 4 pains, un coffre symbolisant le coffre où les dix commandements furent placés par Moïse, signe de l’Alliance de Dieu avec l’humanité.  Le coffre a aussi une valeur culturelle, car autrefois chaque maison il y en avait un où on gardait les vêtements les plus précieux.

Chapelle Saint Mathieu, Anse Fémi

Depuis le 08 Décembre 2013 la région de Graviers, Anse Fémi, et Montagne Cabris est dotée d’une chapelle qui a été consacrée par l’évêque Mgr. Alain Harel.

Paroisse Saint Cœur de Marie

Le territoire de la paroisse Saint Cœur de Marie s’étend de Pointe l’herbe à Baladirou en passant par Montagne Charlot, Vangar et Terre Rouge. Il abrite la ville principale de Rodrigues, Port Mathurin qui est la capitale de l’ile où se trouvent les bureaux de l’administration gouvernementale, l’Assemblée Régionale, le principal hôpital ainsi que les commerces.

Église Saint Cœur de Marie, Port Mathurin

Église située à Port Mathurin fut construite en 1851 par le premier missionnaire spiritain envoyé par le Père Libermann à Rodrigues. A l’époque, il y avait 500 habitants sur l’Ile. Cette église a été renouvelée par le Père Ronald Gandy en 1950. Aujourd’hui plus de 60 ans après, il a été nécessaire de refaire le toit de l’église et réparer les fissures dans les murs.

Chapelle Saint Paul, Grand Baie

La Chapelle Sait Paul a été construite en ………. elle est gérée par …… qui assure également son entretien.

Paroisse Saint Pierre

Située dans le nord de Rodrigues, la chapelle Saint Pierre qui regroupe la zone pastorale de Baie aux Huitres faisait partie de la paroisse Saint Cœur de Marie, Port Mathurin.

Depuis le 29 juin 2018, jour de la fête de Saint Pierre et Saint Paul, elle a été érigée en paroisse.

Église Saint Pierre, Baie aux Huîtres

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Paroisse Saint Esprit

Le territoire de la paroisse Saint Cœur de Marie / Saint Paul s’étend de Pointe l’herbe à Baladirou en passant par Montagne Charlot, Vangar et Terre Rouge. Il abrite la ville principale de Rodrigues, Port Mathurin qui est la capitale de l’ile où se trouvent les bureaux de l’administration gouvernementale, l’Assemblée Régionale, le principal hôpital ainsi que les commerces.

Église Saint Esprit, La Ferme

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Chapelle Saint Jean, Camp Pintade

La Chapelle St Jean L’Evangéliste a été construite en 2012 et fait partie intégrante de la paroisse St Esprit. La chapelle a été confiée aux de Baie Topaze et Camp Pintade et elle est gérée par un comité prénommé Comité Chapelle qui assure également son entretien.

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Églises et chapelles à Rodrigues